Le Comité National Contre le Tabagisme est la plus ancienne association de prévention du tabagisme en France.
Apparue en 1868, l’association a, dès son origine, mobilisé des personnalités aux compétences et horizons divers et complémentaires, non seulement du monde de la médecine, mais aussi de l’éducation, de la justice et du journalisme.
Tout au long de son histoire, le CNCT a joué un rôle de fer de lance en impulsant et en accompagnant les grandes avancées de la lutte contre le fléau du tabagisme en France.
Fondation de l’association sous le nom d’ « Association française contre l’abus du tabac ».
Le docteur Henry Blatin (1806-1869), vice-président de la Société protectrice des animaux (SPA) et de la Société protectrice de l’enfance, en est le fondateur et le premier président.
Refondation de l’association par Emile Decroix (1821-1901) sous le nom de « Société contre l’abus du tabac ».
La Société contre l'abus du tabac devient la « Ligue contre le tabac ».
L’association est rebaptisée « Prévention du Tabagisme (Comité national du droit à l’air pur) »
L’association prend son nom actuel de « Comité National Contre le Tabagisme »
Adoption de la loi Veil, premier texte de loi relatif au contrôle du tabac.
Les associations comme le CNCT peuvent désormais se constituer partie civile pour défendre les intérêts de la santé publique en matière de prévention du tabagisme.
Le CNCT est reconnu d’utilité publique
Le CNCT joue un rôle majeur dans les propositions remises à Claude Evin par le groupe des 5 sages (constitué des Professeurs Hirsch et Dubois, tous deux présidents du CNCT entre 1991 et 2003, ainsi que des Professeurs Tubiana, Got et Grémy) pour améliorer la loi Veil.
Adoption de la Loi Evin
Le CNCT joue un rôle essentiel dans l’adoption de la loi Evin, qui pose le principe de l’interdiction de fumer dans les lieux à usage collectif et interdit toute publicité directe ou indirecte en faveur du tabac.
Le CNCT se voit confier par le Ministère de la Santé la mission de veiller à l’application de la loi.
Dans un article paru dans le Figaro du 16 septembre 2004, le CNCT interpelle les pouvoirs publics et l’opinion sur la nécessité de renforcer la protection du public et des salariés à l’égard du risque mortel du tabagisme passif.
Le CNCT participe à la mission parlementaire relative à l’interdiction de fumer dans les lieux publics, aboutissant à l’adoption du Décret Bertrand du 15 novembre 2006.